Les news septembristes de PC Gamer :

 

PC Gamer est un magazine de jeux vidéo britannique dont l'un des journalistes a eu le bon goût de rendre une petite visite à BioWare pour glaner quelques infos sur Dragon Age : Inquisition. Andy ayant réussi à mettre sa patte de Seeker en chef sur ce numéro de PC Gamer, nous pouvons vous faire un résumé de son contenu. Il n'y a certes nulle révélation de grande ampleur dans cet article, mais tout de même un paquet de détails très intéressants qui méritent que l'on s'y attarde. Bonne lecture !

« Where are my Dragons ? »

 

Un montage présent dans le magazine nous détaille un peu plus le comportement des dragons (mais pas que). Nous avons tenu à garder le format, nous contentant de traduire son contenu :

De la neige, de l'influence, et des « gros tas de lyrium bipèdes de 4/5 mètres de haut »

Le journaliste chargé de récolter des news sur Inquisition a eu l'occasion de jouer à différents passages du jeu. Parmi ceux-ci, celui concernant les Highlands a retenu son attention en devenant d'office son favori. En résumé, le journaliste nous informe que ce passage résume bien ce que lui a affirmé Mark Darrah durant son entretien avec lui : la narration de Dragon Age : Inquisition ne se basera pas sur une volonté de tout expliquer et de tout décrire au joueur, mais sur une bonne part de démonstration visuelle. Ainsi, l'atmosphère, la mise en scène des différents environnements, participeront à placer le joueur dans une ambiance immersive sans qu'il n'y ait besoin de placer trop de descriptions textuelles ou vocales. Le joueur pourra donc ressentir l'environnement de manière plus aisée.

 

Mais revenons-en aux Highlands. Le journaliste nous précise que le climat hivernal qui y règne n'a rien de naturel, et que les Templiers Rouges (= Red Templars) sont à l'origine de ce dérèglement. Une fois les pieds posés dans cet endroit peu hospitalier, tous les indices environnementaux seront là pour vous faire comprendre qui règne en ces lieux : lyrium rouge à foison, lueurs écarlates dansant sur les parois murales des ruines et jouant avec les reflets de la glace environnante, ... Durant sa progression, le journaliste nous confirme dans la foulée que les Templiers Rouges sont bels et bien une faction dissidente de la Chantrie, ultra-extrémiste dans son idéologie, et que le lyrium rouge a corrompu. Un peu plus loin, en s'enfonçant dans le premier camp qu'il croise avec son héros, le journaliste affrontera un « Behemoth » - ces fameux colosses dopés au lyrium rouge - qu'il qualifiera de « gros tas de lyrium bipède de 4/5 mètres de haut » et dont le niveau de force l'aura même forcé à passer en caméra tactique...

 

Passé ce combat qui clot ainsi le nettoyage de ce premier camp de Templiers Rouges, le journaliste nous informe qu'un menu contextuel invite l'Inquisiteur à construire son propre camp. Et un fondu d'image plus tard, les tentes de l'Inquisition commencent à être visibles, et quelques défenses rudimentaires s'élèvent pour fortifier le camp. Ceci constituera ensuite un point de voyage rapide sélectionnable à l'envi, où l'Inquisiteur pourra faire le plein de potions et de matériel divers. Ceci lui fait également gagner ce que le journaliste appelle « power », et que nous traduirons avec prudence par « influence », ce qui nous semble plus pertinent que le sens premier (« pouvoir » ou « puissance ») car le journaliste nous affirme ensuite que ces points pourront être dépensés par la suite dans des actions comme le déblocage de l'accès à un pont, qui ouvrira lui-même l'accès à une nouvelle zone de la map en cours (ici, les Highlands). Ce concept « d'influence » semble être au coeur du metagame de Dragon Age : Inquisition.

Une direction artistique qui tranche avec celle de DA II

Ce qui a sidéré le journaliste, c'est l'impressionnante diversité des environnements du jeu. D'après ses propres déclarations :

 

« Ce sentiment de ne pas savoir ce qui nous attend au prochain tournant est quelque chose de nouveau dans un Dragon Age, et cela est d'autant plus frappant après avoir expérimenté les environnements ultra-homogènes de Kirkwall dans Dragon Age 2, épisode de la saga qui fut critiqué de nombreuses fois pour la réutilisation massive des mêmes environnements. Au cours de ce qui n'était qu'une démo, j'avais pourtant eu l'occasion d'apercevoir un large spectre de biomes différents. J'ai traversé des marais fereldiens, un endroit infesté de morts-vivants qu'on aurait pu croire sorti d'un Resident Evil ou d'un Diablo. J'ai ensuite fermé la faille (= rift) des Plaines Exaltées, un endroit qui ressemble à un décor norvégien sous stéroïdes, avec ses ossatures de vieux forts qui parsèment de grandes plaines vallonnées. Puis, je me suis enfoncé au sein des Still Ruins [note de DAF : traduction officielle inconnue, mais nous pourrions dire « Ruines Persistantes »], un temple en ruine où les démons y reposent en stase près de cultistes Venatori... jusqu'au moment où j'ai trouvé un sceptre à la fin de ma route, ce qui me força à affronter tout un tas de mobs revenus à la vie. Après cela, j'ai pu retourner dans les Highlands pour placer un marqueur sur un pont et ainsi noter que l'Inquisition devra y effectuer des réparations. Après avoir fini, j'ai enfin pu rejoindre Skyhold, le quartier général de l'Inquisition. »

Skyhold, forteresse de l'Inquisition

Le journaliste de PC Gamer nous narre ensuite les possibilités offertes au joueur lorsque celui-ci se situe à Skyhold, forteresse dont on ignore si le nom sera conservé tel quel où s'il sera traduit par quelque chose du genre « Forteresse Céleste ». Visiblement, Skyhold est l'équivalent du Normandy dans Mass Effect, à savoir le point de ralliement général des forces placées sous les ordres du héros, et le carrefour de toutes les opérations lancées par celui-ci.

 

Skyhold, le centre névralgique des actions de l'Inquisition :

 

Cependant, le journaliste cesse le rapprochement avec le vaisseau du commandant Shepard en précisant que Skyhold est ici plus vaste que celui-ci, mais surtout, qu'il est possible d'y faire bien plus de choses. Il y aura notamment une taverne, des écuries, une cour (le texte original ne précise pas si c'est dans le sens d'un espace découvert ou d'un endroit pour les assemblées diverses), une cuisine, et une prison sous la forme d'un donjon. Il y aura aussi la « Table de Guerre », l'endroit où se situe la carte de Thédas et où il sera possible de planifier diverses opérations d'envergures toutes aussi diverses. Certaines micro-quêtes pourront ainsi être effectuées entièrement via le menu de ladite Table de Guerre afin de gagner différentes récompenses : or, équipements, ressources, voire même des « agents » qui grossiront les rangs de l'Inquisition. Et certaines de ces minis-quêtes seront reliées à l'affaire du grand complot qui vise l'Inquisition dans le scénario principal. D'autres quêtes, toutefois, demanderont l'expertise de l'un de vos trois conseillers (Léliana pour l'espionnage, Joséphine pour la diplomatie, et Cullen pour l'aspect militaire), rendant celui-ci indisponible pendant un certain temps. Mais la Table de guerre sera aussi le moyen de gérer les points d'expérience de l'Inquisition glanés durant vos opérations, afin de gérer les différentes caractéristiques de votre organisation : forces, secrets, relations, et « Inquisition » (le mystère planant encore autour de cette dernière caractéristique). Les trois premières sont liées à vos conseillers et influent aussi sur votre personnage. l'un des capacités de « Forces » pourra ainsi mutliplier le nombre de potions transportables par 4, l'une de celles proposées par « Secrets » augmentera l'XP que vous rapportent les infos du Codex, et l'une des compétences de « Relations » influera sur les offres des marchands au sujet des objets rares. Skyhold évoluera physiquement en fonction des caractéristiques privilégiées par le joueur.

 

D'ailleurs, au niveau de la personnalisation de Skyhold, les options sont - d'après le journaliste - très poussées : fenêtres, trône, bannières, symboles héraldiques de l'Inquisition, rideaux, etc. qui seront modifiables via un menu.

Les actes de l'Inquisiteur et leurs répercussions :

 

Mais le point qui aura marqué le journaliste au sujet de Skyhold, concerne le concept de jugement rendu à certains PNJ qui viendront à Skyhold après certains évènements intervenus lors de l'histoire principale. Par exemple, après avoir secouru des soldats de l'Inquisition dans les marais de Ferelden, la progéniture du chef barbare (que vous avez tué durant la mission) se rend à la porte principale de Skyhold pour frapper vos murs avec le corps d'une chèvre morte... ce qui est, pour eux, une forme d'insulte adressée à la personne ayant assassiné leur roi. Et vous devrez décider de la réponse adéquate à apporter à cette situation : l'exiler lui et ses amis après leur avoir donné des armes ? Le cogner contre le mur à son tour ? Envisager une autre solution ? BioWare insiste sur l'intérêt de ces séquences de jugement, qui ont pour but de donner au joueur un reflet de ses décisions passées. Pour les développeurs, c'est une manière de plonger le joueur dans une réflexion plus poussée concernant ses actes. Vous avez sauvé un orphelinat ? Pourquoi ? Comment vous sentez-vous après cela ? Quelles en seront les conséquences ? Souvent, nous dit le journaliste « les histoires ne posent pas cette question. Vous avez sauvé l'orphelinat, youpi, et c'est terminé. »

 

Mike Laidlaw insiste d'ailleurs sur les conséquences de vos choix et de leur influence sur vos compagnons, dans le sens où ceux-ci vont ensuite chercher à comprendre vos motivations. Pourquoi avez-vous fait ceci ou cela ? Cette recherche de compréhension de l'Inquisiteur par les compagnons est, pour Mike Laidlaw, sa partie préférée.

Nos conclusions

 

Si Inquisition se dirige effectivement dans certaines voies que l'article nous présente, à savoir des environnements variés, une immersion narrative poussée à l'extrême, un QG personnalisable, et des compagnons qui s'intéressent de près à vos agissements, le jeu s'annonce être le blockbuster de cette fin d'année (même s'il nous reste encore à voir les arbres techniques de près et autres aspects du gameplay). Il n'en faudra pas moins pour relancer la franchise sur les rails, après un Dragon Age 2 qui a écorné l'image de la saga auprès des joueurs, empêchant celle-ci d'atteindre le niveau de reconnaissance du public dont bénéficie sa grande soeur : Mass Effect (notamment grâce la continuité qualitative qui a progressé au fil des épisodes lui conférant un plus grand succès - polémiques sur le contenu mises à part).

 

Pour ouvrir un peu la discussion vers un autre sujet, il est dommage de constater que la grande personnalisation offerte par le jeu ne s'accompagnera pas de toolset permettant un large champ d'action aux moddeurs. Difficultés techniques liés à l'usage de Frosbite 3, ou volonté de réduire les offres de customisation gratuites pour ne pas opposer de concurrence à d'éventuels mini-DLC de personnalisation officiels & payants ? Seul l'avenir nous le dira.

 

Sur ce, à bientôt ! Et n'hésitez pas à venir réagir sur ces infos via notre page Facebook :)

 

 

 

[Flavien]

 

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