FOUNDATION #3

Et voici le troisième numéro de Mass Effect Foundation, encore un one-shot c’est-à-dire un numéro qui se suffit à lui-même. La couverture ne laisse pas de place au doute, vous retrouvez donc le chef artilleur Ashley Williams qui nous raconte ce qui lui est arrivée avant et pendant l’attaque de Eden Prime par les Geths et Saren. On en apprend un peu plus sur Williams en tant que soldat, ses problèmes familiaux et la fin tragique de toute son escouade. L’histoire n’est pas désagréable et le récit utilise le système du flashback qui sans être révolutionnaire permet d’alléger le récit en lui évitant d’être trop linéaire. En effet, Ash racontera son histoire a une psychologue de l’Alliance, le capitaine Channing qui n’est autre que Rasa notre agent de Cerberus.

Même si chaque numéro est consacré à l’un des co-équipiers de Shepard, le véritable personnage principal de ce numéro est le capitaine Channing, espionne de Cerberus et le numéro commence par un interrogatoire musclé de Kai Leng. L’avantage de faire de la discussion entre Rasa et Ash l’élément central est d’éviter le lieu commun qu’on se fait de Cerberus : des scientifiques fous ou une armée privée. On nous présente, le côté espionnage de Cerberus mais attention ce ne sont pas des enfants de cœur !

 

Mac Walters continue à écrire les scripts/dialogues des numéros et Tony Parker dessine encore ce numéro pour laisser sa place à un autre dessinateur au prochain Mass Effect Foundation. Le reste de l’équipe (couleur et lettrage) reste inchangé.

 

Mass Effect Foundation 3 est inégal dans le récit et graphiquement.

Les dessins du numéro précédent m’avaient impressionné dans leur justesse et leur précision mais j’ai été bien plus déçue par cet opus.

Les visages des personnages sont à peine reconnaissables. La palme va tout de même à Kai Leng. Je n’ai compris que c’était lui qu’au moment où Rasa l’appelle par son nom. Shepard pourrait ressembler à n’importe quel mannequin d’Arbecrombie&Fitch.

Tony Parker a clairement eu des difficultés à dessiner les personnages en armures et l’expression des visages a primé au (grand) détriment des proportions ou des positions des corps. Concernant les décors, ils sont eux aussi inégaux et c’est dommage parce qu’il a clairement du potentiel pour travailler sur une série telle que Mass Effect. Le vrai plus de ce dessinateur est le découpage des scènes de bataille. Elles sont dynamiques mais il y a un problème de perspective avec les arrières plans.

 

Concernant l’histoire, je dis pourquoi pas mais personnellement, je me fiche de ce qui s’est passé juste deux jours avant l’attaque. Qu’est-ce que ça apporte dans l’univers Mass Effect ? Normalement les supports tels que les livres ou les comics sont là pour donner une nouvelle perspective aux personnages, événements etc.

 

L’utilisation du flashback est toujours délicate. Trop de flasback tue le flashback. Mais pour une fois, je félicite Walters pour la narration de l’histoire. C’est bien amené et écrit mais si vous voulez en savoir plus sur Ash, il vous suffit de parler avec elle sur le Normandy dans Mass Effect 1. Elle vous raconte toute sa vie, un peu plus et nous avions la taille de son armure !

 

Si Mac Walters a un plan pour cette série qu’il ne tarde pas trop à nous donner quelques indices ou un numéro potable sous la dent. Je les lis en 10 minutes et je prends mon temps pour regarder les images ! Au-secours, Obi-Wan Kenobi vous êtes mon dernier espoir.

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