MASS EFFECT : Homeworld

Edité par Delcourt

Delcourt sort son troisième album Mass Effect avec le recueil d’histoires de l’équipage du Normandy : HomeworldsLa traduction d’homeworlds est terre natale, c’est donc avec ce concept que différentes personnes ayant travaillé sur les jeux Mass Effect ont pensé ces comics.

 

Nous retrouvons quatre personnages : James Vega, Liara, Tali et Garrus.

En plus de montrer des moments importants de ces personnages se passant pendant la trilogie du jeu, les scénaristes ont voulu montrer comment les racines et la famille ont influencés leurs rôles au sein de l’épopée Mass Effect.

Jeremy Barlow (Mass Effect : Who laugh last) chapeaute les scénarios des quatre récits et les artistes changent à chaque numéro : Eduardo Francisco (Mass Effect : Conviction), Omar Francia (Mass Effect : Rédemption, Evolution, Invasion), Gary Brown (Mass effect :Who laugh last, Foundation) et Michael Staggs.

 

On commence par une plongée dans le passé pour le moins chaotique de James Vega, qui a quelques déboires avec la police de San Diego, sans compter ses problèmes familiaux. Un récit sur les chapeaux de roue qui nous montre que notre cher James a toujours aimé foncer dans le tas. On continue avec Tali et le début de son pèlerinage. On en apprend plus sur le lien qui la lie à son père et comment elle a pu récupérer les données Geth qui serviront de preuves contre Saren. La troisième histoire concerne Garrus. On le retrouve sous le nom d’Archangel dans Mass Effect 2, mais comment en est-il arrivé là et surtout pourquoi son passé au SSC et son père l’ont influencé tout au long de sa vie ? Et pour terminer, le récit mettant en scène Liara. Pour ceux qui n’ont pas fait le DLC du Courtier de l’Ombre vous n’aurez pas toutes les cartes en main mais vous pourrez tout de même comprendre l’histoire. Liara court après une solution pour se débarrasser des Moissonneurs. Malheureusement, elle trouvera Cerberus sur son chemin. Un court voyage sur Tessia lui rappellera le douloureux souvenir de la perte de sa mère qui s’est perdue dans les ténèbres quand elle aussi cherchait une solution contre l’endoctrinement.

 

Vous retrouverez à la fin de l’album toutes les couvertures originales y compris les variants.

 

Homeworlds a ses bons et mauvais côtés.

D’un point de vue scénaristique, les histoires se tiennent du début à la fin qu’on n’aime ou pas, on est tenu en haleine et il y a de l’action. Selon les personnages qu’on affectionne, on sera plus ou moins sensibles à l’histoire mais étonnamment, je n’ai jamais trop apprécié James Vega et pourtant j’ai trouvé l’histoire mieux construite et l’utilisation du flash-back intelligente. En revanche, celui qui est clairement le plus faible, pour moi, est celui de Liara. Beaucoup de lieux, l’amiral Hackett, l’Homme Trouble, des fantômes de Cerberus… Le récit est assez confus, trop d’infos et de piste pour un seul numéros. J’aime beaucoup le personnage de Liara mais pour le moment aucun comics n’a su exprimer toute la richesse du personnage, dommage. Seul point positif, Omar Francia est aux pinceaux et il nous montre encore une fois à quel point il aime cet univers.

 

L’histoire de Garrus est très bien menée et elle respecte parfaitement la psychologie du personnage. Le fait qu’il soit tout en nuance, un type bien mais qui n’hésitera pas à casser quelques nez pour avoir des réponses. Le dessin colle bien à l’ambiance d’Omega et à la descente en enfer d’Archangel ! N'étant pas une grande fan du personnage, je n’y suis pas sensible mais ça reste une très bonne histoire. Avec un final qui vous fera sourire.

Et pour terminer Tali. Bien que l’histoire soit assez intéressante, le dessin est vraiment beaucoup plus faible que les trois autres. Le style cartoon ne me dérange pas mais les décors sont très (trop) simplistes. La colorisation est très plate, ça se rapproche vaguement de ce qu’on peut voir dans les dessins animés du type Cartoons Network. Dommage parce que Tali n’a jamais vraiment été à l’honneur dans les comics de l’univers Mass Effect. Une histoire bien sympa qui nous montre que notre mécanicienne quarienne est bien plus dangereuse qu’on ne le croit et j’ai bien aimé ces moments-là !

 

La traduction est clairement un cran au-dessus d’Invasion excepté pour la traduction d’Archangel en Archange. Dommage car les dialogues étaient fluides et ont le même ton que le jeu.

Dans l’ensemble les histoires sont vraiment sympas sauf celle de Liara et les dessins et les colorisation (mention spéciale pour Gary Brown) sont réussies excepté pour Tali. On en apprend plus sur les personnages mais pas seulement sur des zones d’ombre du jeu vidéo mais d’un point de vue plus personnel. C’est une bonne piste à suivre pour le futur de l’univers étendu de Mass Effect. Les fans du jeu seront ravis et ça peut être sympa pour les gens qui viennent de découvrir l’univers.

Un album qui a du bon et du moins bon.

Allez plus loin avec MASS EFFECT FRANCE :

Retrouvez en complément notre interview exclusive de Thierry Mornet, responsable éditorial comics chez Delcourt, et participez dès maintenant à notre concours Mass Effect Homeworld !

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