LES EDITIONS COLLECTORS

Mass Effect, plus besoin de présenter cette licence débutée en 2007 par, jadis, BioWare Corporation.

 

Mass Effect a su gagner au fil de ces dernières années ses lettres de noblesse parmi les joueurs en présentant un univers riche, varié et Ô combien enchanteur pour tout mordu de space-opéra.

Au travers des aventures du commandant Shepard et de ses alliés, BioWare nous a proposé sa nouvelle licence devenue phare à travers trois épisodes plus riches les uns que les autres et ralliant toujours plus de fans (notamment grâce à l’arrivée de la licence sur la console de Sony dès Mass Effect 2).

Pour chaque épisode, BioWare nous a servi une édition simple et une édition collector, c’est sur cette dernière que nous allons nous pencher aujourd’hui afin de regarder comment BioWare nous a gâtés… ou pas !

MASS EFFECT

Voilà l’bestiaux ! L’édition se présente dans une boîte en métal avec son fourreau reprenant le dessin de la jaquette de l’édition simple mais avec un jeu de lumière solaire des plus jolis allant jusqu’à refléter les traits du visage de Saren.

La boîte en métal quant à elle nous propose d’un côté le visage de Saren et de ses Geths en bas, le tout avec un « Mass Effect » incrusté en relief (au niveau de la bouche de Saren), et de l’autre nous avons le visage du commandant Shepard ainsi que ceux de Garrus, Wrex et Ashley.

Autant dire que le design de la boîte envoie sérieusement du pâté et que cette édition collector n’a pas fini de libérer ses secrets… Mais c’est ce qu’il y a à l’intérieur qui nous intéresse ! Allez, hop, on ouvre !

 

On commence par un premier livret en carton où sur la face extérieure est imprimée la jaquette qu’on retrouvera pour l’édition standard du jeu et sur la face intérieure les visages de Saren et du Commandant. On y trouve le DVD du jeu mais également un DVD bonus dans lequel on aura une flopée de vidéos sur le développement du jeu fortes intéressantes mais aussi – et CA, c’était génial – des fonds d’écran et des images de joueur pour l’ancienne interface de la Xbox 360 ! Oui, oui, on avait de quoi coller un thème complet à l’interface de sa console aux couleurs de Mass Effect ! Malheureusement, avec l’arrivée d’une nouvelle interface fin 2008, le tout rendait franchement moins bien et pour ainsi dire, anecdotique.

 

Alors, continuons de fouiller nos contenus et là… LA ! On tombe sur du lourd qui met en avant l’un des univers les plus riches qui ait été crée ces dernières années : « Les fondamentaux du Codex Galactique ».

Mes amis, vous avez déjà de quoi empoigner votre clavier et écrire une fiction sur l’univers de Mass Effect JUSTE avec ce petit livret d’une trentaine de pages qui vous propose, entre autre, une chronologie couvrant plusieurs milliers d’années, les races et leurs interactions ou encore toute une tripotée de détail qui vous permettra d’entrer dans l’univers Mass Effect avec une certaine connaissance qui ne rendra votre expérience que meilleure.

Ce livret est pour moi la pierre angulaire de cette édition collector !

 

S’en suit un petit art book d’un format toujours aussi peu appréciable à tenir en main mais bon… « faut qu’ça rentre dans la boîte, hein ! » assez bien fourni mais dont on retrouvera l’ensemble des dessins dans le « Art of the Mass Effect Universe » sorti quelques années plus tard.

 

Nous finissons enfin par un petit mot de la part de Casey Hudson (le directeur de projet) ainsi que de Derek Watts (le directeur artistique) qui nous font part de leur joie d’avoir créer Mass Effect et avec le bien habituel manuel d’utilisation du jeu que personne n’aura lu avant d’avoir eu sa partie portée à une dizaine d’heures et de se retrouver au p’tit coin pendant plus de 10mn…

 

En conclusion pour ce premier collector, je dois dire que tant le design que le contenu sont honnêtes au vu de son prix de l’époque. En effet, le DVD bonus nous permet de voir les étapes intéressantes du développement à des moments où l’équipe avait fait des changements relativement majeurs dans le gameplay (comme la possibilité de changer de personnage en combat), mais c’est surtout grâce aux fondamentaux du Codex Galactique que ce collector prend tout son intérêt car même si on retrouve ce codex au sein même du jeu (et plus complet), le livret nous apporte les prémices de ce qui va être un univers ultra-détaillé marqué par une histoire de destinée.

Et puis – et surtout – c’est juste la classe !

MASS EFFECT 2

Nous voilà en 2010 ! Après avoir laissé le commandant Shepard partir vers les étoiles, voilà que BioWare (depuis racheté par Electronics Arts…) nous apporte la suite des aventures de notre quadragénaire héroïque. Outre les changements apportés à cette suite, BioWare nous propose à nouveau une édition collector qui, pour l’occasion, le sera davantage avec cette MAGNIFIQUE faute d’orthographe présente – à ma connaissance – sur toutes les impressions de la boîte : "DANS LEUR TÊTE, VOUS ÊTE DÉJÀ MORT".

 

Bon, le côté marrant étant passé, passons maintenant au design du contenant.

Je trouve qu’avec l’arrivée de Mass Effect 2, la licence s’est donnée un côté "puissant", limite "bourrin". Je dirais même une sorte de personnalité qui se doit d’être forte et sans faille et c’est peu le dire puisque toute la promo du jeu s’est faite autour du principe que Shepard est le seul à pouvoir défendre l’Humanité dans la galaxie face à une curieuse menace qui ne s’en prend justement qu’à elle ! Bien évidemment, ce sentiment a été renforcé par le fait qu’il y a eu une grosse communication autour du jeu avec des bandes-annonces mieux construites et mettant en avant le côté héroïque de Shepard.

 

Ceci étant dit, il faut quand même admettre que la jaquette du fourreau en carton montrant la partie gauche de l’armure ensanglantée ne présage rien de bon pour notre commandant (et c’est peu dire vu les premières minutes de jeu !).

Je pense même que cette jaquette est un clin d’œil direct au tout premier teaser de Mass Effect 2 qui résumait les informations majeurs de Shepard (ses états de service, ses missions, ses alliés) avant de finir sur une grosse surprise quant à l’armure N7 ensanglantée...

Je vous conseille le visionnage de ce teaser qui a officialisé l’arrivée du jeu car il est diablement bien foutu !

En premier lieu, nous avons droit à un steelbook noir plutôt joli où côté recto nous avons Shepard dans son armure N7-v2-qui-déchire-sa-maman et côté verso nous avons un Collecteur, un nouvel ennemi, prêt à vous sauter au visage !

A l’intérieur, nous retrouvons les deux DVD nécessaires pour le jeu (qui ne manqueront pas d’être changés en fonction d’où on se rend dans l’univers… Humpf !) avec le traditionnel livret d’utilisation du jeu ainsi qu’un DVD bonus tout comme le premier Mass Effect.

 

(NDLR : A ma grande surprise, je ne retrouve pas le DVD bonus qui devait se trouver dans l’emplacement de gauche.)

 

Et en second lieu, nous voilà avec une… boîte en carton estampée « [CLASSIFIED] » et « //CERBERUS NETWORK PERSONNEL ONLY ». Mais kécécé ça ?

En ouvrant la boîte en essayant de ne pas tout déchirer, et bien c’est un contenu plutôt pauvre et peu intéressant qui s’offre à nous :

Un art book d’une cinquantaine de pages classique mais qui reste joli avec lequel on trouvera la première partie du comics Mass Effect Redemption. Une BD plutôt intéressante mais que les non-anglophones auront oublié très vite puisque celle-ci n’a pas été traduite.

Nous avons droit aussi à une petite carte « Cerberus » qui permet avant tout d’activer le « réseau Cerberus » in-game afin de profiter des DLC day one (ainsi que des futurs DLC à venir) et des news des développeurs.

De plus, cette carte nous donnait accès à un personnage supplémentaire : Zaeed Massani et sa mission de loyauté.

A cela s’ajoutait une armure et un fusil d’assaut aux couleurs des Collecteurs à condition d’enregistrer son jeu sur le réseau communautaire de BioWare.

(NDLR : en rédigeant ce dossier, je me suis rappelé que j’avais mis cette carte dans mon portefeuille et que je me l’étais fait voler lors de vacances… Snif ! D’où son absence des photos du dossier)

 

Pour l’anecdote : ceux qui avaient achetés Dragon Age : Origins avaient l’occasion d’utiliser le flyer qui offrait l’armure Dragon de Sang.

En parallèle à cette édition collector, une opération lancée aux Etats-Unis en partenariat avec Dr. Pepper permettait également de récupérer plusieurs pièces d’armure pour notre commandant favori (divers accessoires pour la tête principalement). Rares sont ceux dans le reste du monde qui ont pu en profiter mais un site internet proposait d’obtenir des codes afin de débloquer ces pièces d’armure (et c’est le cas de votre serviteur, héhé !).

 

En conclusion, je dirai que cette édition collector est bien d’un cran en dessous de celle du premier Mass Effect. Car hormis le steelbook, le contenu laisse à désirer.

Mais ne blâmons pas notre développeur favoris : Mass Effect 2, c’est d’abord un jeu qui nous aura fait vivre une sacrée aventure avec un final des plus épiques avant d’être une édition collector.

MASS EFFECT 3

Nous voilà en 2012. La conclusion tant attendue de Mass Effect arrive cinq ans après le début des aventures de ce cher commandant et peu importe l’encre qui a coulé sur la dite-conclusion, BioWare nous propose un troisième collector qui, lui aussi, nous propose ici une petite faute de syntaxe pas bien méchante mais qui aurait eu le mérite d’heurter ma rétine.

 

A la sortie du troisième épisode, Mass Effect était bien ancré dans le paysage vidéoludique et ses fans s’étaient déjà regroupé autour d’un sigle bien particulier que les développeurs n’ont pas hésité à reprendre : le « N7 ». Déjà mis en avant dès l’épisode précédent, BioWare accentuera davantage la présence de ce sigle ne serait-ce qu’en nommant l’édition collector de Mass Effect 3 « l’édition N7 » mais aussi dans le jeu où l’un des personnages aura la proposition de rejoindre les forces du N7 de l’Alliance et sans oublier les résistants durant la guerre qui se nommeront d’après ce même groupe de l’armée.

Et plus qu’un sigle revenant à chaque épisode, nous parlons désormais d’un véritable ambassadeur de la licence puisque chaque année se déroule le « N7 day » (je vous laisse deviner la date…) à l’instar du 4 Mai pour Star Wars.

 

Cette édition se présente de manière plus sobre que ses aînés. En effet, une jaquette noire sur laquelle nous avons un « N7 » en relief dans lequel est incrusté une vue lointaine de la Terre. Le tout surclassé de titre de la licence écrit en noir mais lui aussi en relief. Malgré sa sobriété, les couleurs et la simplicité du design n’en reste pas moins joli et adapté au vu du scénario de l’épisode. Place au contenu maintenant…

Pour Mass Effect 3, BioWare nous offre à nouveau un steelbook noir mais à la différence où d’un côté nous avons le commandant Shepard version homme classique (basé sur Mark Vanderloo, un ancien top modèle) et de l’autre – pour la toute première fois – le commandant Shepard version femme ! En effet, quelques mois plus tôt, les développeurs avaient proposé aux fans le choix entre six modèles de FemShep afin que la gagnante devienne le modèle officiel.

Dans les deux cas, les Commandants Shepard semble prêt à en découdre armé de leur Carniflex et leur omni-blade !

 

A l’intérieur du steelbook, nous y trouvons les deux DVD du jeu ainsi que la notice d’utilisation traditionnelle des jeux EA (autrement dit un bout de papelard sur lequel est indiqué les mentions habituelles de garanties, etc. Bref, le truc que personne ne lit) mais également deux flyers : le premier permet d’activer son compte en ligne afin de profiter du multijoueur (ainsi que pour récupérer le DLC « Le Prothéen » offrant un nouveau personnage et sa mission) et vous vante la démo d’un autre jeu qui vous permettra, si vous jouez à la démo, de récupérer une armure ainsi qu’une arme tandis que le deuxième vous propose un code pour télécharger – sur Xbox 360 – une réplique du Normandy SR-2 pour l’avatar ainsi qu’un code de deux jours au Xbox Live.

Un détail qui a pu échapper à certain : le fond du steelbook est des plus jolis puisqu’il représente l’arrivée des vilains pas beaux sur Terre lors de leur pénétration dans l’atmosphère !

Passons à la deuxième boîboîte ! Sous couvert d’une image plutôt jolie montrant la main de Shepard agrippant une autre main nue avec pour fond une ville dévastée par le conflit, le contenu est plutôt décevant et presque aussi fourni que le collector du précédent épisode !

D’une ouverture plus facile qui évitera aux plus krogan d’entre nous de déchiqueter le carton, nous pourrons y découvrir quatre éléments :

 

Tout d’abord, nous tombons sur le traditionnel art book de soixante-dix pages (septante pour nos amis du Plat Pays) qui est directement tiré du livre « The Art of Mass Effect Universe » auquel je faisais allusion lors de l’édition du premier jeu.

Là, clairement, BioWare nous offre un aperçu de son gros art book.

 

S’en suis dans la découverte du premier numéro d’un autre comics Mass Effect : Mass Effect Invasion qui, une fois encore, n’aura pas été traduit pour ceux dont la langue de Shakespeare n’inspire rien d’autre que le rôti de bœuf… Dommage.

Une fois n’est pas coutume, BioWare nous présente aussi un nouveau type de goodies qui a bien fleuri dans sa boutique : une lithographe du Normandy SR-2 aux couleurs de l’Alliance naviguant à travers la fumée et les flammes, le tout au format carte postale. C’est joli, ça a clairement de la gueule mais dommage, c’est petit !

Et pour finir, et je dois admettre que c’est l’une des principales raisons qui m’a fait prendre ce collector : le badge N7 à scratch ! Avec ça, il n’y a plus qu’à prendre un joli pull noir et « scratché » le patch sur la poitrine pour se sentir pousser des omni-blades !

  

Au final, cette édition collector « N7 » s’apparente à celle de son aîné : plutôt fade pour le prix déboursé même si le tout a plutôt de la gueule (surtout à côté des deux autres collectors).

Le steelbook est joli bien que je ne sois pas fan de la FemShep officielle choisie (mais ça reste mon avis personnel, bien sûr). Le reste de l’édition n’apportera pas de quoi être réellement fier de la posséder et on préférera presque acheter un replica de vaisseau pour se remettre un peu de ces déceptions.

Voilà, voilà. Nous avons revu ensemble chaque édition collector et chacun se fera son avis personnel dessus mais forcé d’admettre que le contenu du tout premier collector était quand même mieux fourni et plus original comparé à ce que le marché peut offrir habituellement.

 

Car au-delà la beauté de l’objet, il ne faut pas oublier qu’une édition dite collector affichera toujours un prix plus élevé que l’édition simple, normal. Ceci dit, on aurait quand même apprécié des contenus plus intéressants que des pièces d’armure et autres armes (d’autant plus que les équipements initialement prévus suffisent largement) histoire de n’avoir pas forcément l’impression de s’être fait pigeonner.

 

Néanmoins, il faut dire que ça fait partie de la « mythologie » de l’univers et qu’il reste plaisant de pouvoir jeter un coup d’œil de temps à autre à ces trois éditions qui nous auront fait profiter de plusieurs dizaines – voir centaines pour les plus acharnés – d’heures de plaisir dans un univers qui nous aura fait rire, pleurer ou parfois juste fait passer du bon temps.

 

JON

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